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A
Propos de...
ou les anecdotes sur les chansons
A
propos de :
Tu
n'y penses pas vraiment
Attention
à moi
Les
horribles choses
Tu
n'y
penses pas vraiment
J'ai
vu à Lille une affiche du groupe Vendetta (ça
devait être en 2001) dans
la rue et j'ai bloqué sur eux. Je trouvais que le nom du
groupe sonnait
bien, ça changeait des noms pourris habituels en France.
L'affiche
avait une belle esthétique, le groupe dégageait
une élégance un peu
britannique. Et puis on ne voyait que Sylvie au premier plan. Je n'ai
pas pu voir ce concert à Lille.
La même année, on a joué au Duc des
Lombards (Paris), lors d'un
mini-festival rock organisé par l'ex-chanteur des Avions
Jean-Pierre
Morgand (dont j'étais fan dans les années 80).
J'ai ensuite appris que
Vendetta était passé dans l'endroit quelques
semaines avant (ou après).
Bref, alors qu'on communiquait pas mal par mail avec Jean-Pierre
Morgand, j'ai vu, un jour, dans le listing de ses contacts l'adresse
mail de Vendetta.
J'ai envoyé un mail. Sylvie m'a répondu. On s'est
envoyés nos CD
respectifs. Un jour je lui ai lancé l'idée de
faire un duo avec nous.
Elle était partante mais Vendetta venait de signer chez
Barclay, ce qui
ne leur laissait aucun répit pour la préparation
de leur album.
On a continué à correspondre par mail
régulièrement, pendant un an et
demi environ.
Quand j'ai relancé l'idée du duo, au printemps
2004, et qu'elle a dit
OK, on a plongé avec Ludo dans la préparation du
morceau (fous de joie
à l'idée qu'on allait enregistrer avec Sylvie).
Dès le début, on ne
s'est fixé qu'un objectif : être à la
hauteur de cette collaboration
importante. La joie était donc teintée
d'angoisse. On avait un début
d'instrumental qui sonnait très Beatles et je n'avais qu'une
phrase
pour le refrain : "tu n'y penses pas vraiment". On a rapidement
focalisé sur cet embryon de chanson pour en faire le duo. Le
parcours
du combattant a alors commencé. Pendant deux-trois mois
(printemps
2004), on a bossé sur ce morceau, sa construction,
l'enregistrement des
instruments (une galère sans fin pour trouver la partie
basse), des
arrangements, et l'écriture des paroles. La perspective de
ce duo
représentait tout pour nous, on ne vivait plus que pour
cette chanson.
Quand j'ai envoyé une première démo
à Sylvie (avec juste une ligne de
guitare et la voix en yahourt), elle a répondu qu'elle ne
comprenait
pas très bien ce qu'on attendait d'elle dans ce morceau et a
demandé à
entendre un résultat plus avancé avant de se
décider. Quand je lui ai
envoyé le texte et une version sur laquelle je chantais la
totalité du
morceau, elle a dit OK. Ne restait plus qu'à mettre en place
la
rencontre. Dans un premier temps, on avait envisagé de
l'inviter à
Lille pour faire les voix en studio sur la musique
déjà enregistrée.
Puis Finalement, Sylvie nous a invités chez elle,
c'était plus pratique
pour elle.
On était aux anges avec Ludo, et impatients de se retrouver
à Paris.
Une fois la date fixée (le 26 juillet), on s'est
pointés chez elle à
8H30 comme convenu et le travail a commencé. Sylvie a
été très dispo
toute la journée. Dès le début, elle a
exprimé une petite réticence à
chanter un truc que j'avais prévu dans le refrain. On a
enlevé ce truc,
elle avait raison. Toute la matinée a
été consacrée à
répéter les voix
et leur placement, sur la musique jouée en boucle et en
sourdine sur la
chaîne. Un membre de Vendetta a ramené (avec plus
de deux heures de
retard) le logiciel dont Sylvie avait besoin pour l'enregistrement.
Sylvie a fait ses voix en une prise. J'en ai fait deux, mais j'ai eu
beaucoup de mal sur le "tu n'y penses pas vraiment" hurlé du
refrain,
recommencé une dizaine de fois. On a fait une pause,
très heureux des
premiers résultats. Sylvie avait l'air très
satisfaite. Elle nous a
emmené chez un traiteur chinois. Après on a bu un
verre, avant
d'attaquer le mix directement.
Quand il a fallu partir de chez elle vers 18h00, le mix
n'était pas
terminé. Elle nous a dit qu'elle s'en occuperait,
d'après nos dernières
indications. On s'est quittés le coeur léger en
bas de chez elle, on
avait tous le sourire aux lèvres et la chanson dans la
tête.
Pour fêter ça avec Ludo, on s'est
bourré la gueule dans un bar juste
après.
Sébastien, le
23/11/04
Attention
à moi
Cette
chanson a été la première
enregistrée avec Ludovic pour le
prochain album.
Tout s'est fait très vite (pour une fois). Le morceau est
parti du
gimmick basse puis la guitare funky est arrivée dans la
foulée par
dessus, naturellement. Je me souviens qu'on trouvait sur le coup que
ça
sonnait très Gainsbourg dernière
période avec ses musiciens américains.
On a un peu lutté pour trouver le refrain mais
l'idée de la grosse
disto guitare est arrivée après avoir
envisagé pas mal d'autres
possibilités. Quand Ludo a trouvé cette suite
d'accords, on a tout de
suite su que la solution était là. La
période de l'enregistrement
(début 2004) a été euphorique.
Au mastering, le gars nous a fait une remarque horrible sur le mix du
genre : "y'a pas que la guitare dans la vie". Alala... pauvre de lui.
Son master était pourri, il avait mis beaucoup trop de
brillance dans
les tchic-tchic du charleston (de la boîte à
rythme). Je me souviens
qu'à l'écoute, de retour à la maison,
on était effondrés avec Ludo. On
a du refaire le master quelques jours plus tard, dans la même
boîte, en
leur disant que finalement ça collait pas.
On est fiers de ce morceau très spontané, qui est
une bonne vitrine de
la nouvelle direction du groupe : aller vers l'essentiel avec un son
très brut, une musique épurée, des
arrangements simples et efficaces,
sur des mélodies géniales obligatoires.
Le texte a lui aussi été écrit
très vite.
Sébastien, le 23/11/04
Les
horribles
choses
Premier
morceau enregistré avec Marmotte
(Olivier Friedrich) en vue du prochain album. On reconnaît
immédiatement sa touche unique à la guitare.
L'enregistrement de la chanson s'est étalé sur
toute l'année 2004, en
parallèle à Attention
à moi et Tu
n'y penses pas vraiment. Le
rôle de Ludo a consisté à habiller la
prise guitare de Marmotte avec
des arrangements très atmosphériques. On a
imaginé un clip sur la
chanson, dans lequel on se voyait - tractés sur des
monorails installés
au plafond d'un immense labyrinthe étrange, aux directions
multiples.
Bon, on verra si Spielberg s'empare du projet, en fonction du
succès de
l'album. Sinon la voix féminine est celle de Katy, ma
compagne.
Les paroles ont été écrites un samedi
après-midi.
La grosse anecdote sur ce titre est que, pendant plus de six mois, le
refrain a été un yahourt originel à
peine amélioré. Mais en novembre
2004, au moment de mixer le morceau, je n'étais plus du tout
satisfait
de ce refrain et j'en ai cherché un autre pendant un
week-end entier.
Du refrain originel, il ne reste que les "Doux...ouou".
Sébastien,
le 28/11/04
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